Mis à jour le 13 octobre 2026
Lancé sur Géoscopia, l'Assistant Foncier permet de repérer du foncier d'intérêt en posant sa question en langage courant. Il traduit la demande en critères d'urbanisme, d'environnement ou autres, puis renvoie la liste des parcelles qui y répondent.
Benjamin ALIX, responsable data, et Vincent ROBBE, directeur des opérations chez SOGEFI, éditeur de Géoscopia, nous expliquent comment l'outil a été pensé, à qui il s'adresse et ce qui arrive ensuite.
Vincent : L'idée vient du module de prospection de Lumia, notre portail cartographique foncier. Il reposait sur un formulaire de plus de 100 critères : très complet, mais réservé à ceux sachant exactement quoi cocher. L'Assistant Foncier reprend ce moteur et remplace le formulaire par une conversation.
C'est un outil qui combine des critères d'urbanisme, d'environnement, d'enveloppe urbaine ou d’autres informations sur la parcelle pour identifier du foncier d'intérêt. Il ne remplace ni la visite de terrain ni l'analyse d'un expert : il fait le premier tri, celui qui prend des jours quand on le fait à la main.
Benjamin : L’Assistant Foncier ne se contente pas de répondre, il exécute des outils pour croiser les couches entre elles. On peut interroger environ 120 données différentes. Le rôle de l'IA tient en deux choses : traduire une demande en langage naturel en requête, et choisir, selon le métier de l'utilisateur, les données qui comptent pour sa recherche.
La valeur reste dans la donnée. L'IA sert d'interprète entre la question de l'utilisateur et notre base.
Benjamin : Le choix du modèle a été le plus grand point d’attention. L'assistant fonctionne avec Mistral, pour une raison de souveraineté : c'est le principal acteur européen de l'IA générative. On n'exclut pas d'ouvrir à d'autres modèles plus tard.
Vincent : Ce service est particulièrement utile aux développeurs d'énergies renouvelables, aux promoteurs immobiliers et aux experts fonciers. Plus largement, à tous ceux qui cherchent du foncier avec des contraintes précises et n'ont pas le temps de croiser les couches une par une dans un SIG.
Vincent : Les cas d'usage sont variés :
- un développeur photovoltaïque va chercher des prairies permanentes à moins de 5 km d'un poste source, ou des terrains d'élevage bovin
- un aménageur peut repérer le foncier appartenant à des collectivités sur un projet linéaire comme une route nationale, on peut identifier des parcelles à forte valeur environnementale pour la compensation écologique. Et en croisant avec l'Assistant PLU, on fait ressortir les secteurs où la densification est possible
- une collectivité territoriale peut trouver les dents creuses de sa commune pour les recenser dans le cadre de l'objectif ZAN (zéro artificialisation nette)
Benjamin : Il y a deux manières de faire. La première part d'un objectif : « Trouve-moi des gisements fonciers sur la commune de Toulouse. » L'assistant propose alors lui-même les critères. La seconde est plus précise : l'utilisateur détaille déjà ce qu'il veut, la surface, le statut bâti ou non bâti, le type de propriétaire. Dans les faits, on mélange souvent les deux : on lance une demande large, puis on ajuste à la main les critères proposés.
Vincent : Un conseil simple : complétez votre contexte professionnel dans votre compte. L'assistant sait alors pour quel métier il travaille et sélectionne des données plus pertinentes.
Benjamin : On ne fournit pas de définitions métier à l'IA. Pour une dent creuse, Mistral s'appuie sur sa propre connaissance, globalement alignée avec les définitions issues d'études menées avec l'EPF Nouvelle-Aquitaine.
Benjamin : Les données sont regroupées en 17 familles : territoire, parcelle, bâti, PLU, carte communale, RPG pour les usages agricoles déclarés, forêt, risques, SITADEL pour les autorisations d'urbanisme, propriétaires, DVF+ pour les mutations immobilières, environnement, énergie, infrastructures, servitudes, friches et OCSGE pour l'occupation du sol. Chacune rassemble plusieurs critères que l'assistant mobilise selon la question posée.
Benjamin : La liste s'exporte en KML, en GeoPackage ou en tableur Excel. Le GeoPackage s'ouvre directement dans QGIS ou un autre logiciel SIG, le KML dans Google Earth ou Google Maps. Le fichier est prêt à l'emploi, sans retraitement.
Benjamin : La zone de recherche la plus large est le département. On peut ensuite descendre à l'EPCI, à la commune, ou à la zone affichée à l'écran, qui peut se réduire à une rue.
Vincent : Géoscopia fonctionne avec des crédits, achetés par packs. 5 questions coûtent 25 crédits. Un département entier s'exporte au même prix que des parcelles sur une seule rue.
Une question ne correspond pas à un critère. Tant qu'on ne relance pas la recherche, on peut modifier plusieurs critères sans que cela compte comme une nouvelle question.
Vincent : L'enregistrement des recherches, puis les notifications en cas de nouvelles données correspondant à la recherche. Les exports pourront aussi être complétés grâce au service Enrichissement de fichier, également en préparation.
Benjamin : Côté technique, on veut renforcer la culture métier du modèle en lui donnant accès à notre documentation interne. L'ouverture à d'autres modèles que Mistral reste sur la table.
Envie de tester l'Assistant Foncier pour identifier toutes les parcelles répondant à vos critères sur votre territoire ? Posez votre première question.
Découvrir l'Assistant Foncier
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